60 000€ ont été investis et d’un revers de main on exclut de les rendre payantes…. Alors, est-ce que les toilettes gratuites sont un avantage concurrentiel (est-ce qu’un touriste préfère aller à Pérouges parce que les toilettes sont gratuites ? Est-ce que l’on communique sur les supports de communication de la destination ‘Pérouges’ : ici toilettes gratuites ?) ? Il me semble que non mais 15k€ restent à la charge totale de la commune… et, sachez-le les pérougiens ont des toilettes chez eux.

Voici le point complet sur l’état précis du coût des travaux et des subventions :

Montant des travaux de réhabilitation : 183 477€ (à noter que CR municipaux font état d’un montant de dépenses de 168551,35€ HT prévus et de 8 734€ de travaux complémentaires pour un total de 177285,35€…. D’où vient cette différence de 6 191,55€ ?)

Total des subventions (CCPA + Etat) : 98 820€= 50 000€ + 48 820€

Reste à charge à la commune : 84 657€.

DE L’EFFICIENCE DES INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES FAITS A PEROUGES

 

Opposer tourisme et qualité de vie des pérougiens est, me semble-t-il, absurde et le développement du premier peut, si il est envisagé comme une source de richesses et non pas de dépenses, profiter aux seconds. Or, « en bas », il est courant d’entendre qu’ «  on fait tout pour la cité et rien pour le reste du village ». On ne saurait blâmer ces habitants quand on considère les derniers investissements de la mairie de Pérouges.

 

 

Et que constatons-nous depuis deux ans : l’annuité de la dette à Pérouges s’envole.

Source : le compte des communes sur France.gouv.fr

…. et on continue avec la ferme Juenet… mais à une autre échelle.

La mairie a préempté la maison pour un montant de 249 000€ (n’en déplaise à M.le Maire, ‘Le montant de la revente s'élève à 249 009.68 € HT, comprenant un prix d'acquisition de 245 000 € et des frais d'acquisition de 4 009.68 €, frais d'acte notarié en sus’ – compte rendu municipal du 6 Juillet 2015-au sujet du portage à l’EPF … car l’achat de la maison n’est pas encore passé dans les comptes…). Ajoutons 550 000€ de travaux –pour le rez-de-chaussée uniquement- et retranchons 230 000€ de subventions et nous obtenons un total de 570 000€ à la charge de la commune(d’après les estimations du maire lors de sa présentation du 10 Septembre 2016). Imaginez donc l’impact de cet achat et cette rénovation sur l’annuité de la dette.

Or, les objectifs du projet sont et restent flous. A quels besoins identifiés ce projet répond-il? Ateliers d’artistes, organisation de séminaires, lieux d’association, hébergements, tout cela à la fois ?…. Quelle est la fréquentation attendue pour « calibrer » au mieux les espaces ? Pas de réponse. Je me permets de rappeler que le village de Pérouges est déjà doté d’un musée sur l’histoire de la ville, d’un MAC, de 5 salles communales (toutes sous-dimensionnées certes pour recevoir les spectacles de fin d’année des élèves du sivos mais pouvant accueillir des séminaires et les réunions des associations), de salles d’exposition temporaires pour les artistes (la maison Cazin, maintenant l’office du tourisme (loué à une céramiste 200€/mois du 1er juin au 31 juillet 2016)), d’hébergements privés (hôtellerie, chambres d’hôtes).

Il me paraît donc absolument absurde de se lancer dans un projet qui ne répond à aucun objectif (fréquentation, rentabilité) et qui risque même de cannibaliser l’offre déjà existante.

Doit-on attendre d’être dans des situations comme celle vécue par le village d’Aiguèze pour réagir ?? Aiguèze présente certaines similarités avec le nôtre : classé plus beaux villages de France, la masse salariale a explosé, les investissements aussi et voici la conclusion de la préfecture quant au budget d’investissement :

«   Pour les opérations d’investissement : compte tenu du taux d’endettement et des recommandations de la DDIFP, toutes les opérations d’investissement sont gelées pour les 10 ans à venir à moins de trouver des solutions pour faire entrer de l’argent. La commune subit maintenant et va subir durant cette période de 10 ans une double peine ; elle ne peut profiter de liquidités pour évoluer (réseaux eaux et assainissement – voirie - accessibilité handicapés – équipements permettant un développement touristique…) et va être amendable pour non-respect des lois (travaux d’accessibilité non réalisés par absence de ressources financières, non-respect des seuils de performance des réseaux…). »

 

BILAN DE LA CONVOCATION EN PREFECTURE DU 21 JUIN 2016PORTANT SUR L’ETAT DES FINANCES DE LA COMMUNE .

 

La situation est différente mais présente certaines similarités, qui, me semble-t-il, ne doivent pas être négligées. D’autant plus que la mairie s’est lancée dans une politique d’expansion urbaine (22 logements sociaux et 6 autres au début de la route du Péage (les projets se trouvant tous les deux dans le périmètre classé)… autant de personnes qui auront besoin de services (école, tap – une classe a déjà été demandée pour l’organisation des tap… réponse négative du conseil, places de stationnement n’en déplaise à la mairie).